Comment prendre une bonne décision en temps de crise sanitaire ?

Comment prendre une bonne décision ?

Voici notre deuxième rendez-vous pour cette nouvelle série où je vous partage mes réflexions sur l’impact du covid-19 et les enjeux de l’après pandémie. Après avoir traité de l’innovation dans le premier billet, pour cette deuxième édition, nous allons aborder un sujet très large mais au combien intéressant, celui de la prise de décision et surtout comment éviter ses pièges ?

Certaines personnes ont tendance à préférer le statu quo plutôt que de faire le choix du changement afin d’éviter de sortir de leur zone de confort. Cependant, pour atteindre ou optimiser la gestion de l’entreprise, certaines décisions doivent être prises. Pour ma part, j’ai conduis des changements importants et j’ai toujours mis en place une communication claire et descendante. Les interrogations des collaborateurs restées sans réponse sont propices à des crispations et souvent à des conflits. Le fait d’être à l’aise vis-à-vis d’une approche ne suffit pas nécessairement à la justifier. Ne sur-évaluez pas les coûts ou les efforts qu’un changement exigera. Si l’objectif et les moyens pour réussir sont clairs alors vous n’aurez pas besoin de justifier vos choix. 

 

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Prendre une décision oui… mais comment éviter les pièges

Piloter une entreprise par temps serein n’est déjà pas simple mais le faire en période de forte turbulence nécessite une vigilance renforcée car le temps de réaction voire d’anticipation est beaucoup plus court. La moindre erreur peut vous envoyer dans le mur.

Obtenez des opinions indépendantes… mais faites-vous confiance. Prenez l’habitude de demander l’apport et l’opinion des autres. Soyez disposé à envisager toutes les possibilités. Recueillez un large éventail de points de vue pour pouvoir aborder une question sous tous les angles imaginables.

Mais comment se donner les chances de prendre les bonnes décisions ?

Quand vous êtes au volant de votre voiture par temps clair, avec peu de circulation et sur une route bien dégagée, vous avez un bon confort de conduite et une maîtrise presque totale de la situation. 

C’est évidemment plus difficile quand l’orage gronde, que la luminosité s’estompe et que la route est étroite et sinueuse et dans ce cas l’attention et la prudence sont de mises et les outils d’aide au pilotage sont appréciables. 

Il en est de même dans un avion où l’entrée dans une zone de turbulences déclenche un processus de vigilance accrue avec une assistance technique renforcée.

Posez-vous les questions suivantes : 

  • Qu’avez-vous fait dans votre entreprise pour maîtriser la situation ?
  • Avez-vous mis en place des outils facilitant la prise de décision ?
  • Des indicateurs de gestion ?
  • Les actualisez-vous régulièrement ?
  • Avez-vous un système vous permettant de générer de l’information utile en temps réel ?

L’Homme qui détient une mauvaise information prend toujours une mauvaise décision.” Colbert

 

Les 5 pièges à éviter lors de la prise de décision

D’après l’article “The five traps of High-Stakes decision making paru sur le blog de Harvard Business review, Michael C. Mankin décrit les 5 pièges de la prise de décision portant sur des enjeux importants.

  1. La recherche de “LA” solution miracle

Les enjeux sont bien souvent difficiles à appréhender, et malheureusement, il n’existe souvent pas de solution simple.

2. Ne pas tenir compte des alternatives

Afin de prendre une bonne décision, il faut absolument considérer et comparer les différents alternatives possibles. La prochaine fois qu’une personne recommande une action, demandez-vous quelles alternatives ont été considérées et rejetées, et pourquoi.

Business is a game of choices, and you can’t make good choices without good alternatives”.

3. Impliquer trop de personnes

Il est toujours difficile de prendre des décisions clefs en grands groupes, et l’efficacité de la prise de décision à tendance à baisser au fur et à mesure que le nombre de personnes augmente. Lors des réunions avec plus de 10 participants, demandez-vous si la rencontre va permettre de prendre de bonnes décisions stratégiques.

4. Ne pas tenir compte des coûts d’opportunité

Poursuivre ou arrêter des activités qui ne sont plus génératrices de valeur et entreprendre de nouvelles à valeur ajoutée sont deux types de décisions stratégiques à envisager. Posez-vous la question suivante : “ Où pouvez-vous investir vos ressources  consommées dans les activités qui sont les moins rentables ?”

5. Sous-estimer les défis imposés par la mise en place et la gestion du changement

Une décision complexe se traduit rarement telle quelle en pratique, et un focus particulier doit être porté lors de son implantation. Pour votre prochaine prise de décision, demandez-vous quelles sont les répercussions qu’aura cette décision au sein de l’entreprise, et quels comportements doivent changer.

 

Comment prendre les bonnes décisions ?

Prise de décision

Comme nous l’avons évoqué ci-dessus avec les pièges à éviter lors de la prise de décision, nous allons maintenant voir quelques tips pour savoir comment prendre les bonnes décisions.

Commençons par le commencement, nous avons une décision à prendre lorsque nous sommes face à un choix, sans savoir quel chemin peut être le meilleur, le plus profitable. Aucune déduction logique, sur le coup, ne nous permet de trancher afin d’opter pour la meilleure décision. Mais pas le choix, il faut avancer, ne rien faire et rester dans l’indécision sont les pires décisions possibles !  Allons donc vers l’inconnu total pour une bonne prise de décision en 6 étapes clefs.

  1. Définir un objectif 

 

Dans le but de comprendre ce processus, il faut se poser la question que nous recherchons à résoudre à travers cette décision. En tant que décideur, il est très difficile de prendre la bonne décision si on ne sait pas où l’on souhaite aller. Souhaitez-vous satisfaire un besoin client, faire davantage de profits ou respecter les valeurs de votre entreprise ?

Comme pour toute chose, l’objectif va définir un cap, la décision quant à elle va vous faire avancer dans le but de l’atteindre. Il reste désormais à savoir quelle direction prendre afin d’aller dans le bon sens.

2. Ne pas rester tout seul pour prendre des décisions

Oui, il ne faut pas rester seul pour prendre la bonne décision, attention comme évoqué plus haut, il ne faut pas non plus que le pouvoir de décision soit distribué à un grand groupe de personnes c’est peu efficace ! 

Toutefois, vous n’êtes pas obligé de porter tout le poids sur vos épaules, même si le dernier mot vous revient. En vous entourant comme il faut, vous vous sentirez soutenu. De plus, avoir à prendre une décision importante peut faire peur. En effet, vous pouvez être terrorisé à l’idée de vous tromper, peur de sortir de votre zone de confort ou d’avoir des regrets. 

D’autant plus, qu’être entouré c’est aussi pouvoir aller chercher la bonne information au bon endroit. Recueillir un avis extérieur, avoir plus d’informations. Demander à des spécialistes peut vous aider dans votre prise de décision, comme tout le monde vous n’êtes pas omniscient, l’avis d’expert vous guidera.

Mais aussi, n’oubliez pas l’avis important de vos employés, favoriser l’échange en entreprise, développez un climat propice à l’échange et la transparence afin de recueillir différents points de vue pour consolider votre choix, ces valeurs pourront vous aider dans ce processus de prise de décision.

3. Écouter ses émitions pour savoir prendre la bonne décision

Comme un sportif doit savoir écouter et ressentir son corps, un décisionnaire doit savoir s’écouter, faire confiance à son intuition et à son instinct. Après avoir écouté les autres, vient le moment de s’écouter soi . Attention, vous écouter ne signifie pas forcément écouter vos pensées, car pendant ce processus elles peuvent être confuses, surtout lorsqu’on pèse le pour et le contre.

En revanche, en s’écoutant on peut identifier un autre indicateur afin de savoir ce que nous voulons réellement, ce sont nos émotions, car celles-ci seront sincères, interrogez-vous sur ce que vous ressentez.

De la peur ? C’est qu’il y a un danger. Quel danger se cache derrière cette peur ? Quel choix vous fait le plus peur ? Si un choix vous fait moins peur qu’un autre, c’était éventuellement le bon car le danger vous paraît moins grand.

Autre exemple, vous ressentez de la joie ? Normalement si cette émotion est suscité, c’est qu’un besoin est satisfait donc que le choix vous parait bon.

4. Faire l’analyse de ce qu’on a à gagner ou à perdre

Après avoir écouté les autres puis vous-mêmes, vous devez déjà y voir plus clair dans la décision que vous devez prendre. Désormais, il faut anticiper les répercussions possibles qu’entrainera ce choix.

Pour cela, il faut imaginer ce que vous pourrez perdre en prenant chaque décision et ce que vous pourrez gagner. Ensuite, peser le pour et le contre pour chaque décision de manière objective. Arrivé ici, vous savez ce que les autres penses et vous aussi. Normalement vous connaissez donc la décision qui est la plus en phase par rapport à vos convictions.

Ensuite, il faut vous préparer à prendre cette décision, il ne faut pas seulement choisir la décision la meilleure en terme de rapport perte/gain. Mais se préparer à ce que vous allez perdre ou gagner. Cette phase vous permettra donc de prendre la décision en toute connaissance de cause.

5. Prendre le temps pour se décider

Dans certains cas vous devez agir dans l’urgence, comme cela a pu être le cas avec la situation sanitaire actuelle. Pendant ces périodes, il faut essayer au maximum de se libérer du temps afin de réflechir à la meilleure décision possible. Jusqu’ici, vous avez défini les objectifs, consulté les parties prenantes, vous vous êtes écouté et avez anticipé les pertes et les gains potentiels.

Désormais, il faut laisser toutes ces informations se reposer afin de s’assurer de n’avoir rien oublié d’essentiel puis vous reposer avec d’avoir l’énergie d’assumer la décision qui arrive.

A titre personnel, j’utilise beaucoup de technique de relaxation, de sophrologie et de méditation afin de calmer mon esprit et de clarifier mes idées. Ce ralentissement m’aide à prendre du recul et donc dans mon processus de prise de décision.

6. Assumer ses décisions

Dernière étape et pas des moindres. Comme mentionné dans la deuxième étape, il faut impliquer les différentes parties prenantes, parfois la décision est même commune. De cette manière, le poids de la décision est réparti entre les acteurs, ils assument tous une part de responsabilité.

Si vous êtes seul dans cette prise de décision, votre meilleur ami sera votre confiance en vous, elles est essentielle. Assumer sa décision ou une décision de groupe, c’est être à l’écoute de la nouvelle réalité qui survient. Savoir réajuster, écouter les feedbacks, vous permettra de vous adapter et de ne pas trop être borné par rapport au choix fait. Sachez qu’aucune décision n’est parfaite, il faut donc accepter de se remettre en question vous et la situation ainf de l’adapter au mieux.

Pour conclure sur l’une des citations les plus célèbres d’un grand homme : “ Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends” Nelson Mandela.

Si notre choix nous permet de nous rapprocher ou d’atteindre l’objectif fixé, alors c’est gagné. Même si, le choix était perfectible. Dans l’autre cas où le choix fait ne nous a pas rapproché de notre objectif, nous aurons appris ce qu’il ne faut pas faire. Il suffit juste par la suite de réajuster le tir et de changer de cap, donc soit on gagne, soit nous apprenons. 

 

Et vous comment prenez-vous vos décisions ?

Partagez-moi vos processus de prise de décision, je serais ravi de savoir comment vous procédez ! 

Rendez-vous pour le prochain billet avec vous thème ? “ Repenser son organisation et son fonctionnement

Si vous souhaitez échanger sur le processus de prise de décision, je vous invite à prendre contact avec moi via le bouton ci-dessous.